Chargement

Instant méditation: 1 Jean 4. 17-21

28 May

Ne vous trompez pas de chemin


Texte : 1 Jean 4.17-21


Il y avait un groupe de garçons, il y a quelques années, qui était parti faire une ballade. Ces jeunes devaient arriver le soir dans un certain village, où ils voulaient passer la nuit. Ils ont bien avancé toute la journée. En fin d'après-midi, ils sont arrivés, mais pas du tout là où ils devaient être. Ils étaient aussi loin du but que quand ils sont partis le matin, parce qu'ils ont avancé toute la journée sur la mauvaise route.
Beaucoup de chrétiens font quelque chose de très similaire. Ils progressent, mais ils ne s'approchent pas du but, parce qu'ils ne sont sur le bon chemin.

Le texte de 1 Jean 4.17-21 nous donne trois aspects différents du chemin que nous sommes censés suivre, qui nous aident à identifier correctement la route à suivre.


1) Il ne faut pas se tromper de modèle. Jean écrit : « tel il est lui [Jésus], tels nous sommes aussi dans ce monde » (verset 17) Ce texte semble clair et, a priori, sans controverse : notre modèle en tant que croyant, c'est Jésus. Mais ce n'est pas aussi simple. Jésus utilisait toutes ses capacités divines, tout son temps, toute son énergie, pour faire du bien à ceux qui étaient autour de lui. Trop souvent, quand nous pensons à Jésus qui faisait du bien aux autres, notre ambition n'est pas d'être comme Jésus, mais plutôt comme ceux qui
bénéficiaient de ses largesses. Autrement dit : nous nous trompons facilement de modèle parce que nous sommes plus motivés pour recevoir des bénédictions que pour devenir des bénédictions.


2) Il ne faut pas se tromper non plus de motivation. Le verset 18 nous dit : « L’amour parfait bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment. » On peut agir simplement en vue de ce qu'on pense recevoir en retour. C'est le fonctionnement normale dans le monde. Mais dans la vie chrétienne, cela veut dire qu'on cherche simplement son propre avantage égoïste. On peut agir aussi par obligation, parce que c'est imposé :
on doit le faire, qu'on le veuille ou pas. Mais même si cela vient d'une réelle détermination à obéir à Dieu, c'est simplement du légalisme : on fait ce qu'on doit faire parce que c'est obligé, sans chercher à comprendre le « pourquoi » de ce comportement. La obéissance qui convient au Seigneur, en revanche, vient de l'amour, amour pour Dieu et amour pour les autres, ce qui nous amène au troisième aspect du bon chemin à suivre.


3) Il ne faut pas se tromper de rôle. Nos vies sont remplies d'activités, et notre service pour le Seigneur aussi. C'est une bonne chose, mais il ne faut jamais perdre de vue que ces activités, en soi, ne sont pas ce qu'il y a du plus important. Notre rôle principal n'est pas de faire, mais d'aimer. Bien sûr, l'amour va nous inciter à faire ; un amour qui n'agit pas n'est pas un vrai amour. Mais trop de personnes autour de nous ne se sont jamais sentis vraiment aimés de leur vie. Quelqu'un a dit : « Tout le monde a besoin d'être aimé — surtout ceux qui ne le méritent pas. » Nous pouvons faire davantage pour le Seigneur par le fait d'aimer ceux qui nous entourent que par de simples activités, si ces activités ne sont pas accompagnées de cet amour profond pour les autres. On ne compte plus le nombre de personnes dont la vie a été transformée parce qu'un jour, un chrétien les a aimé.


Questions de discussion (en petit groupe, ou tous ensemble, selon le cas) :


1) Qu'est-ce que ça change dans ma vie, vis-à-vis du Seigneur, selon que je cherche surtout à recevoir des bénédictions ou à être une bénédiction ? Qu'est-ce que ça change vis-à-vis des autres ?
2) Qu'est-ce que cela m'apprend sur ma manière de vivre la vie chrétienne ? Est-ce qu'il y a des choses que je dois faire différemment que par le passé ?
3) Dans la pratique, comment vivre cet amour pour les autres, surtout ceux qui sont difficiles ?


Conclusion : il est important d'avancer dans la vie chrétienne, mais il ne suffit pas d'avancer si ce n'est pas dans la bonne direction. Servons le Seigneur en gardant à l'esprit notre véritable modèle, qui faisait du bien aux autres plutôt que de chercher ce qu'il y avait de mieux pour lui, notre véritable motivation qui n'est pas l'obligation mais l'amour, et notre véritable rôle qui est de monter cet amour partout autour de nous.

[David Shuttes, professeur de l'Institut Biblique en Belgique]

Article précédent
Groupe de dames
Article suivant
Verset de la semaine

Vous aimerez aussi