Chargement

Instant méditation: Psaumes 1

22 May

Les enjeux de nos fréquentations

Texte : Psaume 1


La Bible contient beaucoup d'exhortations à se comporter correctement. Elle explique ce que cela veut dire (c'est-à-dire, la nature d'un caractère transformé), comment y arriver (en se laissant diriger par Dieu et son amour) et quel en sera le résultat (une meilleure relation avec Dieu et avec ceux qui nous entourent). C'est un aspect important de la vie chrétienne et la Bible à raison d'insister sur ce point.
Mais ce psaume met en avant un aspect de la vie chrétienne dont on parle moins : nos fréquentations. Ce que nous faisons et ce que nous devenons nous-mêmes est important, mais il est important aussi de prendre en compte le comportement de ceux que nous fréquentons.
Cela ne veut pas dire qu'il ne nous faut pas côtoyer les non-croyants. Au contraire, il est essentiel de le faire. Jésus l'a fait aussi. Mais le verset 1 de ce psaume nous montre qu'il s'agit de plus ici que le simple fait de les côtoyer. La progression « marcher – s'arrêter – s'asseoir » montre qu'il s'agit de s'identifier à eux, de les fréquenter dans le but de faire partie de leur monde. Et cela est catastrophique. Quelqu'un a dit qu'un chrétien dans le monde est comme un bateau dans l'eau : le bateau est fait pour être dans l'eau, mais si l'eau entre dans le bateau, ce sera la fin du bateau.
Paul a écrit dans 1 Corinthiens 15.33 : « Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » Celui qui « marche – s'arrête – s’assoit » avec ceux qui ont des valeurs incompatibles avec nos choix chrétiens va se découvrir entraîné, tôt ou tard, dans les mêmes mauvaises pratiques. De ce fait, il connaîtra le sort de ces gens, telle que les versets 4 et 5 le décrivent, plutôt que la vie stable et fructueuse—sur le plan spirituel, au moins—des justes, telle qu'elle est décrite dans le verset 3.
Pourtant, il nous faut fréquenter, dans un certain sens, les pécheurs. S'ils ne peuvent pas voir Christ en nous, où vont-ils le voir ? L'enjeu pour nous est donc de savoir comment nous approcher d'eux, sans devenir comme eux. Comment fixer les limites, en quelque sorte. Comment « mettre le bateau dans l'eau, sans mettre l'eau dans le bateau ».


Questions de discussion (en petit groupe, ou tous ensemble, selon le cas) :


1) Si nous ne pouvons pas fréquenter de près les pécheurs, nous ne pouvons fréquenter personne— même pas nous-mêmes—puisque nous sommes tous pécheurs. En tenant compte des termes utilisés dans le verset 1, comment devons-nous comprendre de quelle sorte de personnes il s'agit ?

2) Qu'est-ce qui produit cette progression « marcher, s'arrêter, s'asseoir » dans le verset 1 ? Quelles attitudes ou pratiques font qu'on a tendance à faire de plus en plus comme des gens dont les actes ne sont pas vraiment corrects ?

3) Quelles consignes pouvons-nous proposer pour vivre des amitiés avec des non-croyants qui permettront de leur montrer comment le Seigneur transforme une vie, sans devenir comme eux ?
Autrement dit, quelles suggestions pouvons-nous mettre en avant pour que le bateau soit dans l'eau, mais que l'eau ne rentre pas dans le bateau ?

Conclusion : Ce n'est pas facile d'être dans le monde, sans être du monde. Nous avons un besoin naturel
d'appartenir, et fréquenter des gens tout en sachant que nous n'appartenons pas à leur monde n'est pas toujours évident. Mais nous pouvons—et devons—apprendre à le faire. Nous devons être parfaitement au clair quant à nos propres valeurs, de manière à pouvoir résister à la tentation de faire comme les autres. C'est cela qui nous permettra d'être des témoins utiles dans ce monde, sans devenir comme le monde en le faisant.

[David Shuttes, professeur de l'Institut Biblique en Belgique]

Vous aimerez aussi